Mémoire : l’ensemble de ses dimensions

Mémoire et souvenir : un distingo important

un des aspect les plus connus de la Mémoire est sans doute la capacité à se souvenir. Il est en effet évident que nous sommes capable de nous remémorer les instants marquant de notre vie. Notre habilleté à classer et à accéder à nos souvenirs détermine ainsi notre rapport au passé. Nous pouvons tout à fait apprendre à « muscler » cet organe et à le rendre plus performant. Et pourtant une question demeure : qu’est-ce qui peut bien porter nos souvenirs ?

Physiologiquement, ben c’est pas le cerveau !

Les neuropsychiatres ont de plus en plus tendance à penser que le cerveau n’est pas l’organe de la mémoire. Une expérience à été réalisée sur des rats de laboratoire. Ces derniers ont été chacun privé d’une partie de leur cerveau et mis en face d’un test de mémoire. Virtuellement la totalité du cerveau avait été retiré or tous les rats sans exceptions ont été capable de réussir le test de mémoire. Cela tendrait à prouver qu’il n’y a pas une aire particulière de la mémoire dans le cerveau mais que c’est le corps qui stocke cette dernière.

Si l’on fait une analogie avec un ordinateur, le processeur est le cerveau et le disque dur serait plutôt l’ensemble du corps. Le processeur permet de comprendre et d’interpréter la réalité là ou le disque dur la stocke. Dans tout les cas, que ce soit en écriture ou en lecture, le processeur est nécessaire.

Des mémoires dont on ne se souvient pas…

Nous avons tous déjà vécu cela : le fait de se remémorer subitement un souvenir vieux de plusieurs années qui subitement ressurgit à la Conscience. Ce souvenir avait été pendant longtemps occulté et ressort à un moment où nous sommes prêt à le recevoir. Cela est dû à notre propre capacité à déterminer qui nous sommes, et surtout… Ce dont nous sommes capable de nous souvenir.

…Qui proviennent de « quelque-part »

Cette capacité à se souvenir est donc conditionner par nos formes d’identification. Si je me considère comme quelqu’un de fort, alors il y a fort à parier que je ne me souviendrai pas volontairement de tout les moments où j’ai pu me sentir faible. En effet ce souvenir remettrait en cause mon intégrité psychique, et pour conserver un bon état de fonctionnement et diminuer la souffrance, il est possible que j’occulte ce souvenir de manière involontaire.

Des perceptions « Impossibles »

Mais qu’en est-il de souvenir qui n’ont, à priori, rien à voir avec moi ? Et si je pouvais avoir accès à mes vies antérieures ? Si la seule chose qui m’en empêchait était en réalité le fait que je me considère uniquement comme la personne qui habite ce corps et non comme une conscience ? De la même manière, mon corps abrite sans doute tout un héritage généalogique et familial. Si j’écarte le fait que la mémoire puisse être cellulaire, si un jour un souvenir d’une vie d’un des membres précédents de ma famille émerge, il y a fort à parier que je le prendrai pour une élucubration et que je n’y prendrai pas garde…

A travers cet article, j’ai voulu ouvrir vos perspectives quand à tout ce dont nous sommes potentiellement capable de nous souvenir et… J’espère avoir donné un peu d’eau à votre moulin 😉 !